Curiosités et points d'intérêt
Le cimetière militaire français à Auvelais et son phare breton
Les 21 et 22 août 1914, des milliers de soldats français périront sur le champ de bataille, principalement des bretons du 48ème régiment d’infanterie de Guingamp, du 70ème Régiment de Vitré et du 71ème Régiment de Saint-Brieuc. En 1934, le cimetière français d’Auvelais sera inauguré dans sa forme actuelle et un phare breton en granit sera érigé.
Rue du Cimetière des Français à Auvelais
Le moulin des Golettes à Velaine s/S
Situé à Velaine-sur-Sambre, cet ancien moulin à vent date de la seconde moitié du 18e siècle a été classé en 1988 comme monument historique. Cette construction en brique et pierre bleue a récemment fait l'objet de travaux de restauration. Le moulin abrite désormais une salle de réunion, une salle d'exposition relatant l'historique du moulin mais également d'une table d'orientation qui comprend des informations sur les environs. Le toît vous offrira un point de vue exceptionnel sur la région.
Pour les amateurs de bière, le Moulin des Golettes à Velaine propose aux visiteurs de déguster sa propre bière spéciale: une triple qui titre à 9.2 degrés !
Copyright photo : Denis CLOSON
La noue de Moignelée
La noue de Moignelée s'étend en rive gauche de la vallée de la Sambre, en amont de Tamines. Elle est dominée au nord par un versant escarpé et entièrement boisé, tandis que la berge sud, plane, est entretenue pour la pratique de la pêche à la ligne. La végétation est relativement bien développée et comprend notamment des franges à massette à larges feuilles et à glycérie aquatique , interrompues par quelques gros saules et aulnes.
La faune comprend diverses espèces typiques comme le martin-pêcheur, le grèbe castagneux, la coccinelle des roseaux ainsi que de nombreuses libellules.
La noue est bordée au sud par une vaste prairie de fauche à l'abandon qui la sépare de la Sambre toute proche.
Copyright photo : Denis CLOSON
La "roche qui tourne" à Velaine s/S
Le menhir de la « roche qui tourne » est un gros bloc en grès quartzite de forme quadrangulaire d’une hauteur d’environ 3 mètres et d’une circonférence de 5 mètres. Il a été classé en 1960.
Il est probable que cette pierre a été dressée par l’intervention humaine et que la région comptait d’autres mégalithes sans doute détruits pour faciliter les cultures.
Il n’est pas prouvé que ce site a servi de lieu de culte ou de nécropoles. Une légende a donné son nom au mégalithe. Elle raconte que cette roche faisait un tour sur elle-même lorsque minuit sonne à la cloche de la ferme de Fayat, située au nord, sur le territoire de Saint-Martin.
À une centaine de mètres de la « Pierre qui tourne », un polissoir néolithique a été identifié en 1927 par une équipe de l’université de Liège. Ce Bloc de pierre en grès quartzique est de forme allongée, il mesure environ 4 m de long, 2m30 de large et 0,50m de haut. Ce polissoir a permis à des hommes du néolithique de polir des outils (haches, lames) pour en affiner les surfaces et les contours.
Copyright photo : Denis CLOSON
Le monument aux martyrs de Tamines et son cimetière des fusillés
Le Cimetière des Fusillés de Tamines est érigé là, à quelques mètres d’où, en bord de Sambre, à l'endroit du monument, 364 civils furent fusillés le 22 août 1914. Deux fosses communes furent creusées dans l’urgence. Par la suite, le site fut aménagé à la mémoire de ces victimes.
Ce cimetière est unique en Wallonie parce qu’il est le cimetière d’un jour, d’un fait historique, celui du 22 août 1914. Il est aussi exceptionnel car ce sont des représentants de toutes les couches sociales de la population locale et de leurs professions qui gisent là.
Le placement de stèles dans les murs de l’église ajoute à la gravité des faits et à leur mise en valeur. Il participe à l’élévation de ces hommes, jeunes et âgés, tombés ce jour-là au rang de victimes voire de martyres pour une cause qui dépasse le cadre local : la Patrie. Cela contribue aussi à placer la commune à un niveau national. Si d’autres localités riveraines des bords de Meuse ou de Sambre connurent des faits similaires, les corps furent inhumés dans les cimetières communaux à côté d’autres défunts. »
Le cimetière a récemment été reconnu et classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
La statue des tuniques bleues
Les Tuniques bleues sont une série de bande dessinée humoristique belge racontant les aventures du sergent Chesterfield et du caporal Blutch, militaires dans l'armée de l'Union (du Nord) opposée à l'armée de confédérés (du Sud), à l'époque de la guerre de Sécession. Au-delà du comique des situations et des personnages, cette série relate les horreurs de la guerre.
"Tuniques bleues" est le nom donné par les Amérindiens aux troupes de cavalerie chargées notamment de la protection des colons durant la conquête de l'Ouest et les guerres indiennes dans l'Ouest américain.
Créée en 1968 dans Spirou par le dessinateur Louis Salvérius et le scénariste Raoul Cauvin sous la forme d'histoires courtes, cette série passe rapidement au format d'histoires en 44 pages. Après la mort de Salvérius en 1972, le dessin est repris par Lambil. La série compte 66 albums publiés1.
En septembre 2019, Raoul Cauvin annonce arrêter l'écriture des scénarios de la série2. En juin 2020, les Éditions Dupuis annoncent de nouveaux auteurs pour la série, avec Béka et Munuera . En 2021, le scénariste Kris est annoncé pour reprendre la série.
Emon lès Tètâr di Fârjole
Èmon lès Tètâr di Fârjole est une création artistique, commanditée par la Ville de Sambreville, réalisée en acier Corten (hauteur 421 centimètres et diamètre extérieur 417 centimètres et dont le nombre d’or, la proportion idéale, est pratiquement d’application), constituée de vingt et un personnages et objets symboliques répartis sur deux viroles concentriques, qui se trouve à Falisolle, au croisement de l’Avenue des Français et de la Rue François Dive.
La forme générale d’Èmon lès Tètâr di Fârjole rappelle le dessus d’un biberon, soit le chapeau du groupe de traditions locales Tètâr di Fârjole. La virole extérieure représente une ronde de seize personnages Carnavalesques, imaginaires ou réels, se faisant autour de la virole intérieure symbolisant ou représentant le Grand feu, les trois géants, deux personnages. Ces derniers sont relativement dissimulés, l’un à l’envers, marquant le temps du Carnaval, c’est-à-dire le temps du renversement des rôles et la critique sociétale, et l’autre assis, bouc émissaire refoulé, conscient de la vindicte populaire qui l’attend, paré d’une coiffe faisant doublement allusion à la bêtise.
Les figures utilisées sont tantôt à destination du village et tantôt, ayant une portée universelle, en faveur de toutes et tous. Dans ces illustrations, certains personnages pastichent le surnom donné aux habitants de l’endroit, les Tètâr… c’est-à-dire ceux qui boivent. D’autres évoquent des faits historiques. Pour couronner le tout, d’autres mascarades parodient celles, ceux qui s’affublent tous les jours d’un costume de fonction.
Ces actrices, acteurs et illustrations détaillent les différents aspects de la semaine des mascarades, jeu complet de Carnaval étalé sur quatre jours d’activités. Li Samwin.ne dès mascarâdes di Fârjole comporte l’annonce, la quête du Mardi gras, la participation au Grand feu et le repas des harengs saurs.
Ce travail est signé « JS dèl Basse-Samb(r)e », soit les initiales du concepteur Jacques Servotte et le nom en langue locale de la région.
Copyright photo : Bernard JANSSENS
La fresque murale de NOVADEAD - Projet "Get up Wallonia"
Dans la cadre du projet "Get up Wallonia", la société de logements publics "Sambr'Habitat" a fait réaliser une fresque sur le grand pignon de son bâtiment de la rue de la place.
Le choix du thème de l'œuvre a été soumis à la population par le biais d'un sondage numérique. La réalisation a été confiée à l'artiste NOVADEAD.
NOVADEAD, de son vrai nom Julien Crevaels, est un artiste belgo-congolais influencé par d’anciennes traditions africaines, il trouve son inspiration dans ses souvenirs d’enfance. Faune et flore équatoriales figurent au premier plan de ses œuvres. Fasciné par le cosmos et les lois de l’univers, il illustre ses personnages dans un style oscillant entre le figuratif et l’abstractif. Il réalise un travail de mosaïques recréant la matière dans un genre statique, cristallisé, fragmenté. Son travail est visible un peu partout en Europe, notamment à Bruxelles, Paris, ou encore Eindhoven. Il s'est également exporté sur d'autres continents avec des travaux réalisés à New-York et Miami !
L'éclairage de l'église Saint-Victor d'Auvelais
Constitué de dizaines de projecteurs de technologie LED, ce savant dispositif lumineux est relié à l'éclairage public. Les principaux intervenants de ce lumineux projet ont été les sociétés Genetec et Acrotechnologie, le distributeur d'électricité Ores et, enfin, le service communal des travaux.