Voeux 2010 au personnel communal et du CPAS
Discours de Monsieur Jean-Charles LUPERTO, Député Bourgmestre, à l’occasion de la réception des vœux de Nouvel An (le 6 janvier 2010)
Mesdames et Messieurs les Conseillers communaux et de l’Action sociale,
Monsieur le Secrétaire Communal ff,
Monsieur le Secrétaire du C.P.A.S,
Messieurs les Receveurs,
Chères Collaboratrices et chers Collaborateurs,
Mesdames et Messieurs les Echevins, Madame la Présidente du C.P.A.S et moi vous remercions d’avoir répondu à notre invitation de ce jour.
A l’aube de cette année nouvelle, nous tenons à formuler des vœux sincères afin que l’An 2010 soit pour vous et les vôtres une occasion renouvelée de concrétiser vos projets et de vous épanouir dans votre vie, privée comme professionnelle.
Il est indéniable qu’un épanouissement au travail a une incidence sur le bien-être de chacun.
Et cela, que l’on soit agent ou élu communal.
Ces derniers ont pour responsabilité de réunir les conditions utiles à la pleine expression de chacun dans l’exercice de sa fonction.
Les membres du Collège et moi sommes conscients des difficultés qui peuvent s’opposer à la rencontre pleine et entière d’un objectif aussi ambitieux.
Parmi les obstacles rencontrés, celui de nature financière peut être régulièrement évoqué.
Il n’est pas exagéré de dire que le pouvoir organisateur communal s’est à un moment retrouvé sans la moindre marge budgétaire susceptible d’être investie dans le management de l’Administration et de son personnel.
N’oublions cependant jamais que ce cadre étriqué dans lequel nous avons du travailler ces dernières années a résulté essentiellement de la volonté des Autorités sambrevilloises de soutenir notre hôpital de proximité, alors financièrement exsangue.
Retenons de cette politique volontariste qu’elle a permis le maintien de cet essentiel outil de santé qui, depuis bientôt dix ans maintenant, présente une situation financière à l’équilibre.
Il est indéniable que cet acte de Solidarité à l’égard de cette institution hospitalière a eu des conséquences importantes sur les finances communales.
Tout comme la professionnalisation de notre service d’incendie dont le budget a été, au cours de la même période, multiplié par 10.
Les conséquences de ces investissements par ailleurs indispensables se sont traduites par un plan de gestion et ses balises, auxquels nous sommes par ailleurs toujours astreints.
De ce plan, ressortait notamment l’obligation d’assurer une gestion drastique des finances communales.
Cette rigueur réclama d’abord d’envisager toutes les synergies et toutes les économies d’échelles possibles.
Le recours à la subsidiation pour chaque projet initié fut systématisé.
Il ne fut plus procédé au remplacement des départs naturels de certains collaborateurs, sauf en cas d’absolue nécessité.
Depuis le début de la présente législature, cette volonté politique de rendre un caractère sain aux finances communales a fait l’objet d’une attention toute particulière de la part des Autorités et des services.
C’est ce qui aura contribué à pouvoir présenter les 2 derniers budgets communaux en boni.
Si nous pouvons nous réjouir de cette situation, cela ne peut cependant nous autoriser à relâcher nos efforts.
C’est grâce à ces efforts et à notre rigueur commune que nous n’avons pas été contraints à l’austérité.
Il est d’ailleurs important d’insister ici pour bien préciser que rigueur n’est pas automatiquement synonyme d’austérité.
Dans la crise que traverse notre société marchande, l’austérité se traduit
par des centaines de milliers de licenciements à travers le monde y compris au sein de certaines entreprises locales.
L’austérité n’est donc pas de mise au sein de nos services communaux et assimilés.
L’austérité n’aurait d’ailleurs pas autorisé certaines décisions prises en 2009, alors que la rigueur bien, elle, les a permises.
Parmi ces décisions prises au cours de l’exercice échu, la plus importante fut assurément l’adhésion des Autorités locales au pacte pour une fonction publique locale solide et solidaire.
Cette adhésion témoigne à elle seule de l’attachement de ces mêmes Autorités à la fonction publique, à ses missions et à ses agents.
Aussi modeste soit-il, chacun aura pu mesurer l’impact de l’application de ce pacte notamment sur son pouvoir d’achat puisque la prime de fin d’année a été augmentée de 150 €.
A cette augmentation, est venue s’ajouter le remboursement à 100% des frais de déplacement en transports publics entre le domicile et le lieu de travail des agents.
Si le Centre régional d’aide aux communes, superviseur de notre plan de gestion, nous y autorise, nous procèderons à l’avenir au remplacement du départ d’un statutaire par un autre statutaire.
Autrement dit, la stabilisation à titre définitif de certains agents sera envisagée au cours des prochains exercices.
Comme pourront être revues l’évolution de certaines carrières spécifiques, ou encore une meilleure valorisation des compétences acquises.
Si nous avons pleinement adhéré à ce pacte pour une fonction publique locale solide et solidaire, c’est aussi parce qu’il incite à une actualisation de la manière de servir l’intérêt général, ce qui correspond par ailleurs à notre projet politique.
Conscients de cette nécessaire modernisation des services à rendre à la population,nous en avions - préalablement d’ailleurs à l’adoption du pacte - confié le soin à un consultant extérieur d’étudier les procédures en cours au sein de l’Administration communale, à seule et unique fin de les optimiser.
Quoi que l’on puisse dire ou penser, le travail de ce consultant s’est donc bel et bien exclusivement consacré à évaluer la manière dont fonctionnent non seulement l’Administration communale mais aussi ses instances dont tout particulièrement le Collège communal.
Il ne s’agissait pas et ne s’agit toujours pas d’évaluer des qualités et des compétences individuelles.
L’objectif concret fixé à cette étude est de soumettre aux Autorités des recommandations de manière à ce qu’ensemble, nous collaborions plus efficacement : d’abord, dans l’intérêt de celles et ceux que nous avons choisi de servir mais aussi, de manière à améliorer les relations entre élus et agents.
En ma qualité de Bourgmestre ayant le personnel communal parmi mes attributions politiques, il m’a été donné de prendre connaissance des premières conclusions de cette étude.
Dans les prochains jours, en tout cas avant la fin février, selon une méthodologie et une planification encore à déterminer et après avoir été validée par le Collège communal, celles-ci seront partagées avec les délégués des organisations représentatives des travailleurs, les chefs de service et, in fine, avec vous toutes et tous, à l’occasion d’une assemblée générale du personnel.
De prime abord, il est heureux de constater que les conclusions de cette étude rejoignent en de nombreux points les objectifs fixés par le pacte déjà mentionné.
Pour aller à l’essentiel, cette analyse indépendante nous recommande-t-elle d’établir un cadre de notre action qui permette le partage de valeurs et d’objectifs auxquels chacun pourra en permanence se référer.
Ce cadre général de travail précisé, il s’avèrera nécessaire de procéder à une dynamisation de l’organisation de nos services, de fixer à chacun d’entre eux ses priorités, tous objectifs qui réclameront l’établissement de descriptions précises de fonction.
A chaque fonction correspondra des objectifs individuels lesquels seront alors soumis à une évaluation que les membres du Collège, le consultant et moi préférons intituler : « entretien de progrès ».
Car, 33 ans après la fusion des communes et la création d’une administration communale centrale, l’objectif d’actualiser notre mode de fonctionnement repose sur la conviction des Autorités locales de pouvoir miser sur la capacité de chacun à s’investir dans sa fonction et, conséquemment, de progresser sans cesse dans sa manière de servir la population.
Comme déjà évoqué, cette ambitieuse démarche visant à redéfinir la gestion des ressources humaines oeuvrant au sein de l’Institution communale :
1. fera l’objet de toutes les indispensables concertations avant son développement ;
2. concernera également les travaux du Collège communal
Des recommandations qui concluent l’étude ici concernée, un constat extrêmement encourageant peut être retenu: l’essentiel des qualités et compétences utiles et nécessaires à la bonne exécution des missions de base d’une Administration communale est réuni au sein de ses instances et de son personnel.
Sauf à nous être mal exprimé, chacun aura compris que l’année 2010 sera prioritairement et essentiellement consacrée à redéfinir le mode de gestion des ressources humaines qu’ensemble, nous constituons.
Les 12 mois qui viennent seront mis à profit pour définir les objectifs prioritaires que nous nous assignerons, la méthode que nous utiliserons pour les atteindre, la planification réaliste selon laquelle nous les rencontrerons et le mode selon lequel nous évaluerons le respect de nos engagements.
Travailler de la sorte va exiger une plus grande responsabilisation de chacune et de chacun d’entre nous.
Ce qui réclamera avant tout une confiance mutuelle.
Elus, membres des organisations représentatives des travailleurs, grades légaux, chefs de service et agents…
C’est à nous tous qu’il revient de réunir les conditions pour affirmer le caractère solide et solidaire de l’Administration publique que nous servons et qui sert la population.
C’est à chacun d’entre nous qu’incombe de témoigner son attachement au service public et d’affirmer son caractère indispensable.
Alors qu’en 2010 se fera durement sentir l’impact social d’une crise économique et financière sans précédent, nous qui avons le bénéfice d’un mandat ou d’un emploi au service des Autres devrons tout entreprendre de manière à servir plus et mieux; d’abord, celles et ceux que cette crise fragilisera mais aussi, l’ensemble de la population qui est en droit d’attendre de nous que nous ayons sans cesse à cœur d’améliorer son mieux-être.
« Il n’y a pas de sot métier » dit le dicton.
Non seulement, nous avons le privilège d’avoir un mandat ou un travail, mais de surcroît, l’un comme l’autre sont loin d’être sots.
En effet, quelle n’est pas notre fierté de servir l’intérêt général.
C’est en tout cas un devoir qu’il nous revient d’accomplir chaque jour nous qui avons le privilège de travailler : de travailler au mieux-être le la collectivité.
Le service public n’échappe pas aux évolutions que connaît le monde du travail.
L’informatisation de nombreuses tâches, la multiplication de diverses législations ont eu une incidence réelle sur le travail administratif.
Mais plus que tout, ce sont la nature et le nombre des besoins rencontrés par nos concitoyens qui ont tendance à influer fortement sur notre manière de les servir.
Avec vous, le Collège communal, Madame la Présidente du C.P.A.S. et moi entendons relever ce défi.
L’année 2010 sera donc placée sous le signe d’une indispensable actualisation de notre manière de travailler ensemble afin de rencontrer toujours plus et mieux les attentes que nous soumettent nos concitoyens et les besoins que nous constatons au travers de nos fonctions respectives.
Il est un engagement que mes collègues et moi prenons solennellement devant vous à l’aube de cette année nouvelle : celle d’initier un budget 2011 qui, comme en 2010, assure un caractère sain et stable aux finances communales, lui-même synonyme de stabilité d’emploi.
En retour, le Collège communal, la Présidente du C.PA.S et moi attendons de chacune et chacun une collaboration pleine et entière à cette volonté de moderniser notre manière de servir la population.
C’est seulement à ce prix que la fonction publique en général, une administration locale comme la nôtre en particulier assurera auprès de la collectivité qu’elle est appelée à servir les missions qu’elle seule est habilitée et légitimée à accomplir.
Confiants en votre capacité et votre volonté à adhérer à cet objectif qui réclame d’être commun et partagé, le Collège communal, la Présidente du C.P.A.S et moi vous réitérons nos bons vœux, pour que 2010 soit pour nous toutes et tous l’occasion de témoigner plus et mieux du caractère indispensable d’une administration publique locale, généraliste ou à finalité sociale, sans laquelle vivre ensemble s’avèrerait tout simplement impossible !
Bonne Année !
Le Député-Bourgmestre,
Jean-Charles LUPERTO
