Diagnostic - Chapitre 4 : Contexte urbanistique
4.1 Qualité des aménagements de l'espace public
La plupart des places sont occupées par des parkings et sont souvent réduites à un revêtement en asphalte ou un rond-point gazonné. Les places n’ont plus leur fonction première d’espaces d’échanges, de rencontres qui favorisent la vie publique. Elles manquent souvent de convivialité avec une absence de mobilier urbain (bancs, plantations, lampadaires, etc.) qui structure le lieu, de marquage au sol du cheminement piéton et de revêtements plus chaleureux, etc. Les friteries sont la plupart du temps l’unique équipement et elles auraient intérêt à être plus discrètes et intégrées à leur environnement.
Figure 4.1 : Qualité des aménagements de l'espace public
4.2 Qualités des aménagements piétons
Héritage d’une situation peu modifiée depuis l’époque antérieure à l’automobile, la qualité pour les aménagements piétons à Sambreville est peu satisfaisante dans l’ensemble. Plusieurs trottoirs des artères commerciales sont trop étroits et ne respectent pas le minimum de 1,5 m de dégagement. Les trottoirs sont souvent encombrés par des véhicules en stationnement garés sur les trottoirs, que ce soit autorisé ou non, par du mobilier urbain, des étals et des panneaux publicitaires qui bloquent le cheminem ent continu et dégagé de tout obstacle. Les traversées piétonnes sont souvent inexistantes ou pénibles à franchir comme la passerelle et le pont enjambant la voie ferrée à la gare de Tamines. Des bornes sont placées à quelques endroits pour protéger les piétons qui ont peu d’espace pour circuler. La rue commerçante de Tamines sert de voie de passage du trafic de transit et subit les nuisances dues à la circulation comme les trottoirs étroits, les embouteillages, la pollution atmosphérique, le bruit, etc.
En périphérie, la plupart des traversées des zones habitées par les routes régionales manquent de convivialité avec des cheminements discontinus comprenant des revêtements disparates en zone rurale (pavés, asphalte, gravier, gazon, etc.), des vitesses trop élevées à proximité des habitations.
Les principaux problèmes relevés aux abords des écoles sont les embouteillages aux rentrées ou sorties des classes, les trottoirs absents, étroits ou insuffisants, les parkings anarchiques et l’absence d’emplacement pour les parkings dépose-minute.
Figure 4.2 : Qualité des aménagements piétons
4.3 Qualité des aménagements pour les TEC, PMR et cyclistes
La qualité des aménagements pour les transports collectifs est moyenne. Les bus partent principalement des gares d‘Auvelais et de Tamines. Aucun feu au cycle adapté ou v oie réservée des bus en zone suburbaine n’est prévu pour accélérer le service. La zone d’attente des bus manque souvent de convivialité. Elle se fait à l’extérieur des gares et ne comprend ni de bancs ou d’abris, ni d’emplacement dépose-minute devant les gares ce qui entraîne une gêne de la circulation. On dénote également une absence de parkings à vélos à la gare de Tamines, des abris sont quelquefois vandalisés et manquent de convivialité. La plupart des arrêts sont des poteaux où figurent parfois les hor aires mais aucune indication de l’itinéraire complet des bus.
Pour les PMR, la plupart des trottoirs n’ont pas la largeur suffisante pour l’accès à un fauteuil roulant. Il existe très peu d’abaissements des trottoirs aux carrefours et traversées, peu de places de parking réservées aux PMR et plusieurs obstacles infranchissables à partir des gares comme les passerelles au-dessus de la voie de Tamines.
En ce qui concerne les aménagements cyclistes, très peu existent dans la commune, avec comme conséquence des situations conflictuelles et dangereuses fréquentes pour les usagers des deux-roues. Les parkings à vélos sont également en nombre très faible et de plus sont peu accueillants et peu aménagés (par exemple à la gare d'Auvelais).
Figure 4.3 : Qualité des aménagements pour les TEC et PMR
4.4 Qualité des aménagements routiers
Les voies de circulation sont encombrées de diverses façons. D’abord un encombrement est créé par la circulation de transit qui gêne les flux (bus, piétons, cyclistes et PMR) sur les rues commerçantes entre autres. Il y a également les commerces qui empiètent avec leurs étals et panneaux sur les trottoirs, ainsi que des terrasses installées sur la voie publique.
En région rurale, le chemine ment piéton est souvent discontinu en raison des véhicules garés sur les trottoirs, même dans les nouveaux lotissements où l’on aurait pu prévoir des espaces de stationnement aménagés.
La signalisation routière est également un facteur à considérer dans les aménagements routiers. Les panneaux directionnels indiquant le nom des villes sont souvent peu visibles car ils sont installés trop bas, souvent obstrués par des véhicules à l’arrêt. D’autres panneaux de signalisation sont installés de façon à difficilement anticiper le danger en étant localisé trop près. Et le plus souvent, les panneaux sont installés de manière à ce qu’ils ne permettent pas un dégagement minimal de 1,5 m sur les trottoirs et nécessitent un détour par la rue ce qui constitue un obstacle ou un danger de plus.
Figure 4.4 : Qualité des aménagements routiers
4.5 Qualité du maillage vert potentiel
La plupart des espaces verts de la commune se situent au nord avec une large bande comprenant le Bois du Curé et le Bois des Mazuirs et au sud avec des parcelles autour du Bois des Hutois. Ces espaces verts sont reliés par des parcours de promenade ou de pistes cyclables.
Il existe dix itinéraires de promenade délivrés par le Syndicat d’initiative et de tourisme de Sambreville, afin de découvrir le patrimoine naturel et architectural de la commune. Ces itinéraires ne couvrent pas les sites ou monuments classés, mais sillonnent le territoire à partir des principaux villages en passant par les principaux espaces boisés.
Il existe 3 sites classés et 4 monuments à Sambreville. Les sites sont le clos du Pont-à-Biesmes et son parc, le Menhir et ses alentours près de Beaupire ainsi que le Moulin à vent des Goélettes et ses alentours. La Tour de la Ferme, rue Saint-Mar tin est le quatrième monument classé.
L’ensemble des sentiers existants et du chemin de halage représente plus ou moins 80 km.
