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Home Vie communale A propos de Sambreville Toponymie et Histoire
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Toponymie et Histoire

Depuis les temps les plus reculés, jusqu'au XIème siècle après Jésus-Christ, les faits relatifs à Sambreville se confondent avec l'histoire générale de la Belgique.

Nos ancêtres gaulois étaient païens, adorant les astres et leur immolant des animaux. Ils vivaient surtout de la chasse et de la pêche, de l'élevage du bétail et de la volaille.  Ils cultivaient dans les clairières des forêts, des légumes, des grains dont on tirait le pain et même la bière.  Ils se vêtaient de peaux de bêtes et aussi d'étoffes tissées.  Ils vivaient dans des huttes de gazon, au toit de chaume, et parfois dans des cavernes naturelles.  A cette époque, plusieurs hameaux existaient déjà.

Jules César conquit notre territoire entre les années 57 et 50 avant Jésus-Christ; c'est par la bataille contre les Nerviens sur la Sabis (dans le Nord de la France), que commence l'occupation.  Après la conquête, commencèrent l'organisation et la mise en valeur du territoire.  L'établissement des routes facilita le commerce.  Les mouvements de grands défrichements sont contemporains de la période romaine.  Ouverture de grandes clairières au sein d'une forêt demeurant prépondérante.  Le vieux terme de Villers, dérivant de villa, serait le lointain témoignage de l'existence d'une ferme dont les terres exploitées demeuraient bien à l'abri des inondations.

Pour mieux saisir l'épanouissement de la civilisation nouvelle qui favorise notre région, nous nous pencherons sur la villa la plus voisine de Tamines, et la mieux étudiée, à savoir, la villa romaine d'Aiseau, parce que sa connaissance nous paraît pleine d'enseignement.  Les fouilles furent entreprises en 1875.  La villa se situait en bordure de la route d'Aiseau à Presles, à 150 mètres environ des murs du parc du comte d'Oultremont, à l'endroit nommé Chêne-au-Villers.  La disposition générale de la villa présentait un rectangle formé par trois corps de bâtiments, entrelesquels s'étendait une vaste cour.  Au midi, s'élevait l'habitation principale avec ses avant-corps à la façade; au couchant, la cuisine et d'autres pièces, et au nord, des salles de bain et d'autres salles, dont l'une était chauffée par un fourneau souterrain appelé hypocauste.  Le bâtiment principal était composé de 10 pièces, dont les murs étaient en calcaire du voisinage.  La villa d'Aiseau devait être une ferme de moyenne importance; le centre d'une exploitation agricole, ou d'un domaine.  L'importance du mobilier et des objets qui ornaient cette villa est révélée par des tessons dégagés du sol. On a pu reconstituer des vases à huile d'olive, ou dolia, des poteries rouges, dites sigillées, des tèles en terre blanche, des fragments de tuiles, des carreaux de piliers d'hypocaustes, des verres de teinte blanche, bleue et verdâtre.  Des objets en fer aussi : des pentures à charnières et à gonds (bandes de fer clouées sur une porte ou un volet, pour les soutenir sur le gond), une sorte de pioche.  Des monnaies ont également été découvertes : un bronze de Domitien datant du 1er siècle, et un autre d'Antonin le Pieux datant du IIème siècle.  On a retrouvé des urnes cinéraires renfermant les cendres du défunt dans le cimetière situé à environ 150 mètres de la villa.

Ce fut une période de progrès dans le mode de construction; on est loin de la hutte néolithique et de la cabane gauloise.  Les habitations furent désormais construites en pierre et en briques. Les maîtres possédaient des villas ou des maisons confortables. On en retrouve le nom à Tamines, entre autres, avec "le Tienne des Villers" .

Les Romains introduisirent les cultures du froment et de la vigne.  L'avoine, l'orge et le seigle étaient connus des Gaulois.  Le seigle était la matière première des toits des cabanes gauloises, et il le restera pour les toits en chaume jusqu'à nos jours.  Adoption d'un système de culture régulière qui faisait revenir les céréales tous les deux ans, sur un même sol. Procédé plus productif, qui exigeait une vie sédentaire et une amélioration de l'outillage agricole.  La bêche, le râteau, la faux, le fléau et le van s'ajoutent aux instruments employés par les gaulois, comme la houe, la charrue primitive et la herse.

Pour les Gaulois, le territoire appartenait à une tribu, un clan ou à une famille.  A ce mode de propriété collective du sol, se substituent des terres appartenant soit aux anciens guerriers romains, ou à des citoyens romains, soit à d'anciens chefs gaulois, devenus romains par l'acquisition du droit de cité.  Le sol était cultivé par des colons, fermiers libres d'une terre appartenant à un seigneur, aidés d'esclaves.  Souvent, le colon était métayer. le propriétaire du domaine fournissait tout, le sol, les instruments, le bétail, les plantes ou les semences.  Le cultivateur ne bénéficiait que d'un maigre revenu.  Les colons restaient pauvres, et une famine ou une aggravation des impôts pouvaient transformer leur pauvreté en grande misère.  C'est pour cela, qu'à côté des villas habitées par les Romains et les Gallo-Romains, il y avait de nombreuses cabanes pour la majeure partie des habitants.

Selon Vaes, l'anéantissement des villas ne daterait pas de l'invasion des Chauques en 172.  Il doit en avoir été de même pour les bâtiments de l'époque, édifiés sur le territoire sambrevillois.  Des pierres calcinées, d'innombrables grands clous, des pièces de monnaie découverts à deux niveaux différents de substructions sont des indices évidents de destruction par le feu, mais aussi de reconstruction.  Son existence et son occupation reprennent jusqu'à l'abandon définitif, conséquence d'une invasion des Francs en 276.

La langue latine s'imposa. Le latin donnera naissance au roman, puis au français, et à nos patois wallons.  Sous la domination romaine, l'Evangile est prêché dans notre pays. C'est avec le Christianisme que la civilisation prit son véritable développement.

Au Vème siècle, les Francs, peuple germain et guerrier, alors barbare, s'emparèrent du pays.  Les chefs s'attribuèrent les meilleures terres, dont ils firent les "alleuds" des terres de libre et de pleine propriété, et qui devinrent les Alloux.  Ils laissèrent aux vaincus, les serfs, les autres biens à cultiver.  C'est le système féodal qui dura de longs siècles.

L'usage de l'écriture se généralisa, de Charlemagne à l'époque des Croisades (XIIème siècle). Jusque là, l'usage en était réservé aux moines.  Les actes publics se multiplièrent, et les livres "Censiers" sont tenus surtout dans les abbayes.  Le mot "Cense" vient de "Censum" : droit de location ou de rétribution que l'Empereur se faisait payer par ses sujets belges.


La première maison communale d’Auvelais a été bâtie en 1883, par un entrepreneur nommé Joachim Baudhuin.

Celle-ci a été incendiée le 20 octobre 1919.

 

 

Article de : LA PROVINCE DE NAMUR du mercredi 22 octobre 1919

 

Incendie de l’Hôtel de Ville d’Auvelais

 

Le lundi 20 octobre 1919, un incendie l’a complètement anéanti en moins d’une demi-heure.

Toutes les archives, tous les meubles sont consumés. Les employés avaient quitté les bureaux à midi. Seul, un employé du bureau des travaux s’était attardé pour permettre à un entrepreneur d’examiner le dossier de la réadjudication des travaux d’établissement d’un nouveau cimetière.

A midi 10, entendant le crépitement des flammes, ils sortirent du bureau des travaux et virent les flammes jaillir du bureau de l’état-civil.

Ils enfoncèrent la porte, mais durent reculer devant les flammes. En un clin d’œil tout le premier étage flambait et malgré la rapide mise en marche du service de l’incendie, rien ne put être sauvé, sauf ce qui se trouvait au rez-de-chaussée.

Tous les recueils des actes de naissance, de décès et de mariage de l’année 1919 sont brûlés.

L’incendie paraît dû à un feu de cheminée.

Le feu a trouvé un élément rapide à raison des cloisons de sapin qui formaient les bureaux du 1er étage et des livres et des archives qui remplissaient les armoires.

Le Conseil va se réunir d’urgence pour parer à la situation et trouver des locaux pour y installer les divers services et les deux classes primaires qui occupaient une partie du rez-de-chaussée.

Les 7 communes constitutives de l’entité de la Basse-Sambre furent le cadre en 1914 de combats très durs que l’on dénomma « Bataille de la Sambre ». Ces affrontements sur le versant de la Sambre furent très dévastateurs et meurtriers pour Arsimont, Auvelais et Tamines.

Une nouvelle maison communale a été reconstruite en 1925, grâce au mandat du Bougmestre Michel Melchior.

C’est le 1er janvier 1977 que les 7 communes ont été fusionnées en une seule commune. Les fusions des communes ont été prononcées par le Ministre de l’intérieur Joseph Michel.

A la date du 4 juillet 1978, le nom de la commune « Basse-Sambre » fut modifiée en « Sambreville ».

 


ARSIMONT

 

Variantes:  Marchimont, lisez Harchimont,en 1246.  Harchimont, 1296, 1480, 1519.  Harcimont, Arcimont et Harsimont aux 17ème et 18ème siècles.  Orchimont et Argimont, dans les anciennes cartes du comté de Namur, quelquefois aussi Orsimont.

Monsieur le chanoine Roland croit reconnaître dans le premier terme, le vocable roman harz, hars ou arz, en bas-latin, harcia, arces (plur.), qui signifie liens pour fagots, en français hart, en wallon haurt, et dans le patois de Mons archelle ou harchelle.  Arsimont voudrait donc dire mont où croît le bois flexible pour faire des liens.  Pour quelques auteurs, Arsimont viendrait du latin Arcis Mons, montagne du retranchement.

L'histoire d'Arsimont se confond avec celle d'Auvelais dont elle a été une dépendance jusqu'au XIXème siècle.  Au Moyen-Age, les seigneurs étaient le chapitre de Fosses et l'abbé de Floreffe.  En 1401, le comté de Namur abolit la *formorture à Auvelais; il est probable que la partie d'Arsimont qui relevait du comté a été également englobée dans ce privilège.
* Le droit de formorture : le droit de recueillir l'héritage du sujet qui mourait sans enfant légitime (droit qui revenait à l'avoué du chapitre).
Sous l'Ancien Régime, Arsimont appartenait à Auvelais-le Comté et relevait à la fois du Comté de Namur et de la Principauté de Liège.

Arsimont fut érigée en commune en 1887.


 

AUVELAIS

 

Dans les documents anciens, Auvelais se présente sous de nombreuses variantes : Nauloiz ou Navloiz et Avoloit en 1113; Auvlois ou Avuloit en 1138...  Avelois en 1229.  Cette dernière forme fut presque exclusivement employée jusque dans le cours du siècle dernier.  Actuellement, on écrit Auvelais, orthographe conforme à la prononciation locale et à l'usage qui substitue ai à oi, lorsque la prononciation l'exige.

Dans sa "Toponymie Namuroise", Monsieur Roland émet l'avis qu'on ne peut rapprocher du radical avul-, avl-, etc... que le thème celtique aval-, qui signifie pomme.  Auvelais devrait donc son nom à une pommeraie ou un verger situé sur la rive droite de la Sambre et pourrait revendiquer son origine gauloise, ou du moins gallo-romaine.  Cette opinion est corroborée par les découvertes archéologiques qui viennent affirmer que l'endroit constituait un centre assez important, urnes, soucoupes (du IIème siècle), vases, plateaux, fioles, pièces de monnaie, grand bronze d'Antonin le Pieu etc...

Toutes ces antiquités sont déposées au Musée archéologique de Namur.

Que le nom d'Auvelais nous soit légué par la population gauloise, est une particularité qui n'offre rien d'étrange, puisque l'humble affluent de la Sambre nommé la Biesme, qui arrose le village, tire incontestablement sa dénomination de la langue des Gaulois.  Le nom primitif du ruisseau est Bebrona, il nous est donné par un document du Xème siècle.  Or, en celtique, le ruisseau Bebrona veut dire ruisseau du castor.  Il s'ensuit donc que, lorsque nos ancêtres gaulois vinrent se fixer sur les rives de ce cours d'eau, ils y trouvèrent des colonies de castors.

Au commencement du XIIème siècle, une moitié d'Auvelais faisait partie des domaines d'Arnould de Morialmé.  L'autre moitié se trouvait vraisemblablement dans l'apanage d'une autre branche de Florennes ou de Morialmé, pour être ensuite partagée en deux.  En 1138, un quart échut à Hugues de Foreselle, surnommé Rampart, personnage sur lequel nous sommes sans le moindre renseignement. L'autre quart était possédé par le chapitre des chanoines séculiers de Fosses. Celui-ci se maintint dans la possession de son quart jusqu'en 1721.  Quant au reste, l'abbaye de Floreffe s'en rendit propriétaire par des acquisitions successives, en attendant qu'un échange conclu avec les chanoines de Fosses, en 1721, lui permit d'inscrire la totalité de la seigneurie dans la liste de ses possessions.  L'abbaye de Floreffe, fondée en 1121 par Godefroid, comte de Namur, était appelée à exercer une influence salutaire dans nos contrées, que les épreuves qui affligeaient l'Eglise, et les querelles incessantes qui armaient les seigneurs et leurs sujets, avaient plongées dans les plus déplorables désordres. Durant de longs siècles, elle présidera à la destinée du village d'Auvelais.  Avant la Révolution française qui fit sombrer nos vieilles institutions, Auvelais-Centre avec Arsimont, dépendaient du comté de Namur; tandis que le Voisin, avec la Larronnerie et la Sarthe, dépendaient de la Principauté de Liège.

Ces deux groupes formaient deux seigneuries distinctes : celle d'Auvelais et celle du Voisin.

 

FALISOLLE

Le nom de Falisolle provient de sa situation géographique assez particulière.  En arrivant de Tamines, vous constatez que les maisons de Falisolle sont bâties sur une espèce de "Vieux rocher", de "Vieilles falaises".

De "falaise" vient le nom de Falisolle.  Du germain "falis" : petits rochers, falis a donné le français falaise; le suffixe "ol" fournit le diminutif FALISOLLE.  En 1227 : Falizoles, en 1248 : Falisuel, au XIème siècle : Phalisolis et Faliseolas; Falisoul en 1372, Falisolle 1664.

Falisolle faisait partie des possessions qui, vers 1650, furent cédées par ITTE, la veuve du maire du palais de Pépin Ier, au monastère de Fosses.  La localité resta aux mains du chapitre jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, et comme telle, relevait donc de la principauté de Liège.  L'avouerie appartenait au seigneur de Morialmé.  L'"avoué" ou "voué" avait été choisi pour protéger et défendre certaines villes, mais surtout

les églises et les monastères, qui, en retour, lui cédèrent une partie de leurs biens ou de leurs droits seigneuriaux.  En 1219, Arnould de Morialmé précise les droits qu'il détient à Falisolle, Vitrival et Auvelais-le-Voisin en tant qu'avoué : un tiers des amendes si l'on fait appel à lui pour rendre justice, un

pain, un poulet et un setier d'avoine par feu, lorsqu'il participe à l'ost de l'Evêque de Liège.  Un record du XVème siècle précise que l'avoué profite aussi à Falisolle, de "l'assise" ou "taille". Il n'exerce pourtant pas la justice. Sur ces hommes qui résidaient à Falisolle, le comte avait la taille, la formorture et la mortemain, les commands et corvées, l'ost et la chevauchée.  Lors de l'érection de nouveaux évêchés en 1559, elle continua à faire partie de l'évêché de Liège.  Dans la suite, elle fut rattachée au diocèse de Namur, probablement lors du Concordat.

 

KEUMIEE

En 1289, Keumiée est citée parmi les dépendances de Velaine, et comme telle, relève du comte de Namur, qui y détient les principaux droits seigneuriaux.  Dans la suite, elle est séparée de Velaine et rattachée au duché de Brabant.  En 1531, le village est cité comme dépendance de Ligny.  A ce moment, Keumiée, Ligny et Tongrinne constituent un fief relevant de la Cour féodale d'Aarschot.

En 1536, la seigneurie de Keumiée appartient, avec celles de Ligny et Tongrinne, à Renard d'Argenteau.

Toutes trois passeront en 1682 à la famille de Looz-Corswaren.

Cominiacae terrae : les terres de Cominius.  Enclave entre Baulet et Velaine, qui comprend le château de Quirini.  Ce hameau de Keumiée est devenu commune par un arrêté royal datant du 19.06.1821.

Keumiottes : hameau rattaché à Keumîgnies, appartenait à l'abbaye Norbertine de Floreffe sous le régime hollandais.

 

MOIGNELEE

A l'époque romaine, Moignelée se trouvait sur le tracé d'un diverticulum, allant vers Ligny et Fleurus pour rejoindre la grande voie Bavai-Cologne.  Jusqu'au XIIème siècle, la juridiction de l'église primaire de Moignelée s'étendait à l'entièreté du territoire, même les dépendances de Lambusart, sur Oignies, Menonry et le Roux.  Fondé en 1187, le prieuré d'Oignies reçut en 1198 le vicariat de la cure de Moignelée et la paroisse fut restreinte par l'évêque de Liège aux seules maisons qui composaient le village et une partie de Lambusart.
L'église était située à l'emplacement actuel.  En 1248, l'autorisation fut donnée au prieuré d'Oignies de construire une cure et une sacristie jouxtant l'église de Moignelée.  En 1559, la paroisse de Moignelée fut rattachée au diocèse de Namur.
Au Moyen Age, Moignelée appartenait à cette étroite bande de terre qui prolongeait le duché de Brabant en terre namuroise jusqu'à la Sambre.

La localité relevait d'Aiseau qui était fief du Brabant.  D'après Fichefet, Moignelée ressortissait sous le régime autrichien, au point de vue juridiction civile, en partie à la seigneurie de Lambusart (comté de Namur) et en partie à celles de Marbais et d'Aiseau.  Sous le régime français, la localité entre dans le département de Sambre-et-Meuse mais en 1809, elle est rattachée à la commune de Tamines.  Le 14 septembre 1838, par ordonnance de Monseigneur l'évêque de Namur, Nicolas Joseph, la paroisse de Moignelée fut "distraite" de la paroisse de Tamines et érigée en succursale.  L'abbé Joseph Maniette, jusqu'alors vicaire de Tamines desservant Moignelée, en devint curé jusqu'en 1862,  date de construction de l'église actuelle.  En 1850, Moignelée perdit une partie de son territoire au profit de Lambusart.

 

TAMINES

Quelle peut être la signification du nom de Tamines, nom qui dans le patois local se prononce Tamenne ?

Quelques savants pensent que ce nom dériverait de Domin, abréviation du latin Dominicus "du Seigneur", ou d'un personnage nommé Tamno ou Tamni, dont on possède une médaille; peut-être encore d'un combat (en latin certamen), qui s'y serait donné au temps de la bataille de Presles, village voisin dont le nom célèbre se retrouve dans celui du hameau de la Praile ?  Toujours est-il que le nom  avait originairement un sens propre qui nous échappe.  Dans les documents écrits, l'orthographe a légèrement varié par l'emploi d'une lettre h, d'une seconde n et d'une s finale : Thaminne, Taminnes, Tamine, Tamines.

Tamines comportait autrefois trois seigneuries : une namuroise, celle des Alloux, et deux liégeoises.  Les Alloux qui avaient primitivement appartenu au monastère de Fosses, passent en d'autres mains à la fin du IXème siècle ou au début du Xème siècle.  Au XIIIème siècle, cette seigneurie relève de Namur.  En 1628, la seigneurie des Alloux est engagée à la famille de Waha, et à partir de 1711, elle appartient au prieuré d'Oignies et la conservera jusqu'à la fin du XVIIIème siècle.  Des seigneuries dépendant de l'évêque de Liège se partageaient le reste du territoire taminois.  La première était un fief du seigneur de Loverval qui la tenait de l'Evêque.  Elle fut acquise en 1282 par le prieuré d'Oignies.  La seconde, mouvance directe de l'Evêque et du chapitre Saint-Lambert, passa aux mains des mêmes religieux en 1711.  Au XVIIIème siècle, Tamines-Liège et Tamines-Namur étaient entièrement aux mains du prieuré d'Oignies.

 

VELAINE

La dénomination de Velaine viendrait du latin "Villana", c'est-à-dire terre dépendant d'une villa, d'une petite ferme.  Cette origine se comprend, car la villa romaine était toujours située à un endroit où elle

pouvait se suffire à elle-même; or à Velaine, nous trouvons du bois, de l'eau, du charbon et un sol fertile.

Dans les documents anciens connus, Velaine se présente sous de nombreuses variantes, depuis 1064 :Veslanüsa, puis Velaynes, Velaines en Dargnaules, puis sur Dargna, en Darnia, en Dargneau...

Le sol de Velaine a livré de nombreux vestiges archéologiques : un menhir, deux polissoirs et des silex taillés datant du néolithique; une villa, des débris de tuiles et de poteries romaines.  La toponymie pourrait également faire penser à une occupation franque, notamment Tombois qui désignerait un cimetière.  En 1289, le comte de Namur détient à Velaine et dans ses dépendances (Keumiottes, Gougnies et Keumiée), taille (=impôt), formorture et mortemain, commands et corvées, forage, ost et chevauchée et probablement aussi la justice.  Dès le XIVème siècle, avant 1374 certainement, Keumiée est devenue une terre brabançonne.  En 1627, Philippe IV céda en engagère, la seigneurie hautaine de Velaine, Boignée à Charles d'Argenteau, seigneur de Ligny, Tongrinne et Keumiée.  En 1682, la seigneurie passe par mariage à la famille de Looz-Corswaren, qui la conservera jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.  En 1779, l'impératrice Marie-Thérèse érigea les terres de Ligny, Tongrinne, Humerée et Velaine-Boignée en marquisat, au profit de Charles-Louis-Auguste, duc de Looz-Corswaren, son chambellan.

Le mayeur et les échevins, ayant reçu le billet qui les informait de la somme réclamée aux habitants de leur juridiction, "faisaient l'assiette de la taille", c'est-à-dire taxaient chacun suivant sa fortune, en prenant pour base leurs biens et le bénéfice résultant de leur commerce.
Droit de morte-main : le droit de choisir le meilleur "catel" ou meuble de celui qui trépassait sans héritiers directs.
Commands et corvées : le comte peut requérir le concours de  ses manants quand il a besoin de leurs services.  C'est ainsi qu'ils 'acquittaient de la protection qui leur était accordée par le comte.  Précisons que ces charges pesaient sur tous les manants ne jouissant pas du droit de bourgeoisie, sur les cultivateurs comme sur les "manouvriers" du lieu.
Ost et chevauchée : Le comte avait le droit d'ost et de chevauchée, c'est-à-dire qu'il convoquait ses vassaux et arrière-vassaux pour le service militaire.

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